Publié en 2021 dans le numéro 16 de la revue Audimat, cet article explore les liens entre la culture et rébellion adolescente punk et les théories et pratiques de l’autonomie, expérience politique radicale. En France, les prémices et l’émergence des deux courants en France, entre les germes se développant à partir de 1973 et l’explosion publique de 1977. L’article rappelle les fondements et manifestations essentiels des deux entités et les influences assumées ou en filligrane de L’Internationale situationniste. Punk et autonomie partagent des références, des principes, des pratiques et se retrouvent en certaines occasions dans des lieux ou lors d’événements, en particulier la rue et les squats. Mais la rébellion existentielle du punk et le projet révolutionnaire de l’autonomie ont également tout pour susciter des malentendus, des incompréhensions et même des ruptures entre les deux pôles. Leur rapport à la violence peut, par exemple, être très différent. Chez les uns, elle est souvent plutôt symbolique tandis qu’elle peut être beaucoup plus réelle chez les autres. La nature même des deux mouvements est totalement différente : un courant culturel et un projet politique n’ont certes pas les mêmes formes d’expression mais surtout divergent quant à leurs finalités. Pourtant, chacun crée ses revues à la fois bouillonnnantes et amateures et envahissent les ondes hertziennes avec la vague grandissante des radios pirates puis libres. Mais cela ne suffit pas. Punk et autonomie rejettent l’autorité et les idéologies, revendiquent une éthique. Mais le premier peut finalement considérer que le second constitue une forme de politique traditionnelle tandis que le second peut reprocher au premier son manque de pureté et sa capacité aux compromis. L’article, qui approfondit tout cela, est désormais en accès libre.

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